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titre: "Hitster : les souvenirs à la fête"
description: "Un jeu musical où reconnaître un morceau suffit déjà à participer. On le replace dans le temps, les souvenirs reviennent, et l’on passe un bon moment..."
rubrique: "Jeux de société"
type: "Critique"
auteurs: ["Guillaume"]
date_publication: 2026-10-12
note: "2.5/5"
oeuvre: "Hitster"
fiche_oeuvre: https://jeux-societe.krinein.com/oc/28660-hitster.md
url: https://jeux-societe.krinein.com/hitster-les-souvenirs-fete/
editeur: Krinein (https://www.krinein.com)
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# Hitster : les souvenirs à la fête

Un jeu musical où reconnaître un morceau suffit déjà à participer. On le replace dans le temps, les souvenirs reviennent, et l’on passe un bon moment ensemble. De quoi faire oublier un peu la course à la victoire…

> **Verdict : 2,5/5.** Souvenirs, souvenirs…

Il y a toujours quelqu’un qui connaît le titre, l’artiste, les paroles, et probablement le nom du bassiste. Au blind test, celui-là est redoutable. Avec *Hitster*, on peut simplement presque reconnaître le morceau, avoir une vague idée de l’époque et rester dans la partie. C’est déjà plutôt sympathique.

![Boîte française de Hitster, édition de base](https://www.krinein.com/img_articles/small/26793-hitster-les-souvenirs-fete-1.jpg) *La boîte de base. © Jumbo / Dujardin.*

Nous étions sept, chacun pour soi, avec la boîte de base. Et ce qui m’a plu, c’est surtout le moment passé ensemble. On écoute de la musique, les souvenirs reviennent, on essaie de remettre tout ça dans l’ordre. Gagner n’est pas forcément le but. Le jeu de Marcus Carleson, sorti en France chez Dujardin en 2023, se prête assez bien à cette façon de jouer. La boîte contient 308 cartes musicales et 37 jetons. Sur les cartes, un QR code d’un côté, le titre, l’interprète et l’année de l’autre. On scanne avec l’application, la musique démarre. Ça tourne très bien : c’est facile, et le téléphone ne devient pas une corvée de plus. Heureusement, puisque c’est par lui que passent les morceaux.

Chacun commence avec une chanson dont la date est visible et deux jetons. À son tour, on écoute un nouveau morceau et on place sa carte, date cachée, avant, après ou entre les chansons déjà posées devant soi. On retourne ensuite la carte pour vérifier. Bien placée, elle reste dans notre frise chronologique. Sinon, elle est défaussée, sauf si un adversaire la récupère grâce à un jeton. Le premier à réunir dix cartes gagne. Deux chansons de la même année peuvent se suivre dans n’importe quel ordre. La règle est claire, et le principe se comprend très vite. Ceux qui connaissent *Timeline* retrouveront le classement par dates, avec ici une frise pour chaque joueur.

![Boîte, cartes à QR code et jetons de Hitster](https://www.krinein.com/img_articles/big/26793-hitster-les-souvenirs-fete-2.jpg) *Le matériel de l’édition de base. © Jumbo / Dujardin.*

Je trouve surtout agréable de pouvoir reconnaître une chanson sans être fichu de donner son titre. Les habitués du blind test ont évidemment leurs repères, certains connaissent même toutes les paroles. On peut aussi se raccrocher à un souvenir, à une époque, à une impression, et placer la carte là où elle nous paraît aller, avec des approximations qui nous feront peut-être rater une chanson mais qui n’ont quand même rien de bien dramatique. On ne se prend pas la tête.

La sélection est très grand public, bien sûr. On pourrait réclamer des morceaux plus pointus, des artistes moins évidents, de quoi flatter un peu sa discothèque (et sa vanité). Je ne vois pas bien ce qu’on y gagnerait à sept autour de la table. Une sélection trop spécialisée creuserait vite le fossé entre celui qui baigne dans un genre et ceux qui n’y connaissent rien. Il en faut pour tout le monde, et les tubes connus donnent quelque chose à partager. C’est assez pour faire monter la mayonnaise. À force de revoir les cartes, on pourra aussi finir par retenir certaines dates. Les 308 chansons laissent de la marge, sans garantir un renouvellement éternel. Cela compte surtout si l’on veut mesurer ses connaissances à chaque partie. Le plaisir de retrouver un morceau et les souvenirs qui vont avec peut durer davantage.

Les jetons m’ont moins convaincu. Trouver le titre et l’artiste en rapporte un. On peut en dépenser un pour passer une chanson, ou trois pour obtenir une carte directement. On peut aussi contester le placement d’un adversaire avant qu’il retourne sa carte, en indiquant une autre position pour essayer de la récupérer. Chez nous, c’est surtout ce dernier usage qui revient. Je ne trouve pas que cela fasse une bonne dynamique. Je comprends l’idée de nous faire intervenir pendant le tour des autres, mais ce petit supplément de compétition n’apporte pas grand-chose.

Finalement, *Hitster* est un jeu que je conseillerais volontiers pour une soirée entre amis, à condition d’avoir envie d’écouter des tubes ensemble. C’est simple, convivial, et on y joue sans se fatiguer. On peut vouloir gagner, évidemment. À sept autour de la table, je retiens surtout le bon moment passé ensemble.

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*Critique publié par Krinein, magazine culturel francophone. Version HTML : https://jeux-societe.krinein.com/hitster-les-souvenirs-fete/*
