Arthory
Arthory ne veut pas seulement éditer des jeux, mais relier jeux, romans et images dans un même imaginaire. Tout a commencé avec des zombies, des dés et une erreur de nom bien racontée.
Arthory naît de la rencontre entre Ianis, Guillaume et Benjamin, puis d’une année passée à concevoir et tester des prototypes le soir et le week-end. À Paris est Ludique 2023, trois projets affrontent enfin le public. ZombieD l’emporte et devient le premier jeu à éditer.
Le nom, lui, connaît un faux départ. L’équipe se présente d’abord comme Hexart avant de découvrir qu’une marque proche vient d’être déposée. Elle conserve l’ours de son logo, emprunte « arth » aux langues celtiques et lui ajoute une terminaison inspirée de « factory ». Arthory transforme ainsi une bourde administrative en récit fondateur.
Rebaptisé Rölling Dead, le premier jeu organise une contamination à coups de dés, de réflexes et de mains qu’il faut toucher ou retirer à temps. Il ne cherche pas à bâtir une fresque post-apocalyptique : son monde de zombies sert une mécanique physique, bruyante et impitoyable.
La jeune maison affiche déjà une ambition plus large que son catalogue. Elle veut relier jeux de société, romans, créations sonores et images dans des univers cohérents. Ce projet transmédia devra encore prouver qu’il produit davantage qu’un joli manifeste. Mais il donne à Arthory une direction rare chez un nouvel éditeur : penser les œuvres ensemble avant d’accumuler les boîtes.





