Bakakou
Bakakou est né d’un confinement et d’un prénom : Monique. Depuis, l’éditeur cultive les jeux courts, absurdes et faciles à remettre sur la table avant que la soirée ne retombe.
Valentin et Tancrède se connaissent depuis l’enfance sur l’île de Noirmoutier. En 2021, leurs activités sont ralenties par la crise sanitaire et les deux amis décident de créer un jeu avec Romain Gavache. Monique est testé en famille et entre amis, puis produit à trois mille exemplaires. Le stock disparaît en trois semaines.
Gigamic repère le jeu et commande quinze mille boîtes. Bakakou passe alors de l’aventure improvisée à la maison d’édition. Bernard, Nicole, Moka ou La Scopette poursuivent cette drôle de réunion de famille, avec des règles courtes et un ton qui refuse de prendre la soirée au sérieux.
Les prénoms ordinaires sont bien choisis. Ils transforment chaque titre en personne que l’on invite ou que l’on accuse, et rendent la recommandation presque comique : on ne sort pas seulement un jeu, on propose Monique. Le catalogue travaille ainsi son identité avant même que la boîte soit ouverte.
Bakakou édite désormais aussi les créations d’autres auteurs, sans abandonner son critère principal : du rythme, une interaction immédiate et juste assez d’absurde pour provoquer des histoires. La maison ne cherche pas à occuper la table toute la nuit. Elle veut devenir la raison pour laquelle personne ne la quitte.





