Famondo
Famondo n’est pas encore une maison au catalogue fourni. C’est un projet d’autoédition qui veut faire vivre le même jeu sur cartes et sur téléphone.
Famondo se présente en 2026 avec un seul jeu, pas avec une gamme. Franck Petretto en a écrit les règles, dirigé les illustrations, développé l’application et le serveur, puis organisé la fabrication de la boîte. Ce caractère presque artisanal distingue le projet des studios dont chaque étape passe par une équipe différente.
Le jeu réunit des familles composées d’un parent, d’un enfant et d’un animal venus des cinq continents. Il existe sous la forme d’un paquet de soixante-cinq cartes fabriqué en France et d’une application gratuite pour iOS et Android. Les deux versions partagent règles et illustrations, mais restent autonomes. L’idée intéressante n’est donc pas d’ajouter un écran obligatoire à la boîte : elle consiste à faire circuler le même apprentissage entre table et mobile.
Le projet revendique aussi l’usage d’outils d’intelligence artificielle générative pour produire ses cinquante-quatre illustrations, chacune guidée par des consignes de cadrage, de palette et d’attitude, puis intégrée et retouchée. Cette transparence ne tranche pas le débat sur le travail artistique. Elle fournit au moins une information que beaucoup de productions préfèrent laisser floue.
Famondo reste à l’échelle d’un lancement en autoédition, avec les fragilités que cela implique en matière de diffusion et de durée. Sa fiche doit donc parler d’une expérience précise plutôt que d’inventer la stature d’un éditeur installé : un créateur essaie de tenir ensemble jeu familial, fabrication locale et développement logiciel.





