Sentosphère
Sentosphère est née d’un jeu que l’on reconnaît les yeux fermés. Depuis le Loto des Odeurs, la maison française explore les sens, les sciences et la création manuelle.
Véronique Debroise a travaillé comme parfumeuse lorsqu’elle crée Le Loto des Odeurs en 1989. Son intuition est aussi simple que radicale : l’odorat mérite d’être éduqué comme la vue ou le calcul. Les joueurs doivent reconnaître des senteurs enfermées dans de petits boîtiers, et Sentosphère naît littéralement sous leur nez.
La maison explore ensuite le goût, le toucher et la perception visuelle, puis étend cette curiosité aux coffrets scientifiques et cosmétiques. Le jeu n’est plus seulement affaire de pions ou de cartes. Il devient une expérience à sentir, mélanger, observer et comparer, avec le droit de se tromper parce que les sens ont aussi besoin d’entraînement.
Aquarellum, Sablimage et Patarev installent une seconde famille de produits. Les techniques sont guidées pour rendre le résultat gratifiant, sans condamner tous les enfants à reproduire exactement le même modèle. Sentosphère se situe ainsi entre jeu éducatif, laboratoire domestique et atelier d’artiste.
La fabrication française et l’écoconception occupent aujourd’hui une place importante dans son discours comme dans ses choix industriels. Mais la singularité première reste ailleurs : peu d’entreprises du jeu ont bâti un catalogue entier sur tout ce que nos mains, nos yeux, notre nez et parfois notre langue savent apprendre.





